La Chine étend une expérimentation qui permet à certains étudiants de troisième cycle en médecine clinique et dans quatre autres domaines professionnels d’obtenir un diplôme grâce à des réalisations concrètes plutôt qu’à un mémoire traditionnel.
Le Bureau du Comité des diplômes universitaires du Conseil des affaires d’État a publié cette politique le 19 octobre. Elle concerne les diplômes professionnels de master et de doctorat en médecine clinique, en traduction, en agriculture, en comptabilité et en art. Elle ne supprime pas l’obligation de rédiger un mémoire pour tous les étudiants de troisième cycle.
Cette nouvelle possibilité s’applique uniquement aux étudiants qui préparent un diplôme professionnel. La réforme sera mise en place progressivement. Selon cette approche, les étudiants admissibles pourront obtenir un diplôme en présentant et en défendant des travaux concrets répondant aux exigences, au lieu de rédiger une thèse.
Des comités nationaux doivent établir, pour chaque domaine, des lignes directrices précisant quels travaux sont acceptables. Ils doivent également indiquer comment ces travaux doivent être évalués. Les universités fixeront ensuite leurs propres procédures de sélection des projets.
Elles définiront aussi les modalités d’encadrement des étudiants et d’évaluation de leurs travaux. Les étudiants doivent réaliser eux-mêmes ces travaux sous supervision ou en avoir dirigé la contribution principale. La politique prévoit également des garanties pour protéger la qualité.
Cette extension fait suite à une expérimentation pilote en ingénierie dans le cadre de laquelle plus de 140 étudiants de master et de doctorat avaient demandé un diplôme sur la base de réalisations concrètes, selon China Daily. La loi chinoise de 2024 sur les diplômes universitaires a établi le fondement juridique permettant de défendre soit une thèse, soit des réalisations concrètes répondant aux exigences fixées. La nouvelle politique souligne que les normes doivent être maintenues.