Le Japon a lancé son Agence nationale de gestion des catastrophes à Tokyo lundi 2 novembre, plaçant la Première ministre Sanae Takaichi à la tête d’un organisme national chargé de la préparation aux catastrophes, des interventions d’urgence et de la reconstruction.
L’agence a été créée en élargissant et en réorganisant la division de la gestion des catastrophes du Bureau du Cabinet. Elle vise à améliorer la coordination entre les administrations avant et pendant les grandes situations d’urgence. Plus de 350 personnes devraient être affectées à ses missions, qui comprennent l’aide au rétablissement des communautés touchées par des catastrophes.
La nouvelle agence a pour mission de se préparer à des risques tels que les séismes sous Tokyo et le long de la fosse de Nankai, les éruptions volcaniques, les inondations et les pluies torrentielles. Sa création témoigne de préoccupations de longue date quant à l’ampleur que pourrait prendre une catastrophe. Ces inquiétudes se sont renforcées après le séisme et le tsunami de 2011 dans le nord-est du Japon, qui ont fait près de 20 000 morts.
Le ministre de la Reconstruction, Goshi Hosono, sera également chargé de la gestion des catastrophes et supervisera les travaux de l’agence. Il pourra recommander des mesures aux autres ministères et agences, qui seront tenus de respecter ces recommandations. Le gouvernement prévoit également de créer des antennes régionales afin d’améliorer la coordination avec les autorités locales.
Leurs emplacements devraient être choisis à l’été 2027, et leurs activités devraient commencer d’ici juillet 2028. L’agence devra aider les municipalités qui disposent de budgets limités ou ne comptent aucun spécialiste de la gestion des catastrophes. Elle devra également répondre aux besoins en matière de capacité d’évacuation et de rétablissement.