Le président indonésien Prabowo Subianto a limogé son chef de cabinet, Listyo Sigit Prabowo, mercredi 4 novembre, après que la police l’a désigné comme suspect dans une opération présumée d’écoutes illégales visant le président et d’autres personnalités.
Listyo, ancien chef de la police nationale, n’avait été nommé à ce poste présidentiel que quelques semaines plus tôt. Il a été placé en détention avec deux autres hauts responsables de la police. Selon la police, la surveillance a eu lieu de 2025 à 2026 et visait des responsables, des hommes politiques, des journalistes, des personnalités de la société civile et des hommes d’affaires.
Les enquêteurs affirment que les numéros de téléphone ont été surveillés sans que les procédures requises soient respectées ni que cette surveillance soit liée à une enquête pénale. Ils affirment également que les enregistrements des interceptions ont été supprimés en octobre. Le secrétaire d’État Prasetyo Hadi a indiqué que le président avait signé un décret limogeant Listyo.
Hadi a déclaré que le président avait nommé le lieutenant-général Ariyo Windutomo au poste de chef de cabinet par intérim. Il a ajouté que les agissements présumés pourraient mettre en danger les intérêts nationaux et la sécurité des dirigeants du pays. Selon lui, ils pourraient relever de la trahison.
Toutefois, les autorités n’ont pas établi publiquement de mobile. Les allégations font toujours l’objet d’une enquête. Listyo ne s’est pas exprimé publiquement sur l’affaire.
La police n’a pas communiqué davantage de détails sur les rôles présumés des suspects.