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Le gouvernement Carney prévoit un déficit de 62,3 milliards de dollars dans son deuxième budget fédéral

Amérique du Nord🇨🇦Économie

Le gouvernement du premier ministre Mark Carney a présenté son deuxième budget fédéral le 5 novembre, prévoyant un déficit de 62,3 milliards de dollars pour 2026–2027 et proposant des investissements et des mesures fiscales pour soutenir la croissance des entreprises, aider les ménages à mieux maîtriser leurs dépenses et diversifier les échanges commerciaux du Canada.

Le budget est intitulé « Maîtres de notre destin » et comprend 142 milliards de dollars de nouvelles mesures. Selon le gouvernement, ces mesures visent à attirer les investissements et à rendre la vie plus abordable. Le déficit prévu est inférieur de 3 milliards de dollars aux prévisions de la mise à jour économique du printemps publiée en avril.

Le gouvernement affirme que la croissance et les recettes, plus élevées que prévu, comptent parmi les facteurs qui améliorent ses perspectives financières. Ottawa dit vouloir faire correspondre les dépenses de fonctionnement courantes aux recettes d’ici 2027–2028. Il souhaite également maintenir la part du déficit dans le PIB sur une trajectoire à la baisse.

Les plans d’investissement du gouvernement comprennent des incitatifs fiscaux pour les entreprises. Il propose également une déduction pour la productivité. Le budget présente un plan de six ans prévoyant 400 milliards de dollars d’investissements à long terme.

Pour les ménages, le gouvernement propose des mesures de 22 milliards de dollars afin de les aider à mieux maîtriser leurs dépenses, dont une hausse supplémentaire du crédit pour la TPS. Le budget prévoit aussi 11,2 milliards de dollars sur quatre ans pour mettre fin à l’itinérance. Ce financement comprend des logements avec services de soutien ainsi que des services en santé mentale et en traitement des dépendances.

Des déficits sont prévus pour les prochaines années. Les plans du gouvernement en matière de croissance et de pouvoir d’achat seront évalués dans un contexte d’emprunts toujours élevés et d’incertitude dans le commerce mondial.